Publiziert am 26 April 2012 um 14:57 Von ARTE CREATIVE

L'ultime conférence du cycle Folklore du web avec Mike Rugnetta, du collectif newyorkais "What we know so far" le 25 avril à 19h30 à l'Auditorium de la Gaîté Lyrique:


On prend les mèmes et on recommence avec MemeFactory

De l'ancêtre Dancing Baby au Nyan Cat, en passant par Tron Guy, Dramatic Chipmunk et autre Rickrolling... les mèmes, phénomènes culturels viraux qui se propagent sur internet, incarnent le versant le plus populaire et typique du folklore du web. Ils peuvent prendre de multiples formes (un hyperlien, une vidéo, une image, un site web, un mot mal épelé), se répandent via les mails, réseaux sociaux et autres tumblr ou plate forme d'images comme 4chan. Un mème peut rester inchangé, mais la plupart du temps, il mute rapidement, réapproprié et détourné par les utilisateurs eux-mêmes. Sa nature contagieuse, participative a focalisé l'attention des professionnels du marketing, mais également celles de chercheurs et d'artistes fascinés par la vitalité de cette sous-culture.

Whatweknowsofar (Mike Rugnetta, compositeur, Patrick Davison, qui prépare un doctorat en « lulz » à l'université de New York et Stephen Bruckert, producteur) en ont fait l'objet de MemeFactory, conférence-performance frénétique sur trois écrans aux cours desquelles ils proposent une revue survoltée des principaux mèmes avec force lolcats, GIF bondissants, et autre cover ridicule. Les geeks de Brooklyn sont également les auteurs d'un livre consacré à cette culture internet, générée par les utilisateurs. Parmi les thèmes abordés, les célébrités youtube, la poésie des images macros, les vidéos mignonnes de chats, les « reaction face » (croquis pour exprimer une émotion) etc. « Si le folklore traditionnel avait les cowboys pour consommer et distribuer les différentes versions d'une ballade, le folklore internet dispose des membres de la communauté pour partager et faire muter la culture numérique. »

www.whatweknowsofar.com/ memefactory

 

http://www.gaite-lyrique.net/on-prend-les-memes-et-on-recommence-avec-memefactory

Publiziert am 4 April 2012 um 12:30 Von ARTE CREATIVE

Le prochain s'est déroulé  mercredi 28 mars, en compagnie de Jon Rafman, venu tout exprès du Canada. 

 

Jon Rafman, le randonneur du web


Arpenteur du réseau internet, Jon Rafman, artiste canadien, fait partie de cette génération d'artistes surfeurs qui trouvent l'inspiration en dérivant de longues heures sur la Toile, à la recherche d'objets insolites et d'endroits excitant son imagination. Que ce soit sur le web, dans Street View, sur le globe Google Earth, ou dans le monde virtuel Second life (SL). Résident depuis cinq ans de SL, Jon Rafman y tourne des films et organise à la demande des virées touristiques dans ses recoins les plus inavouables, sous les traits de son avatar rondouillard, Kool-Aid Man. Il a écumé avec la même curiosité les rues virtuelles de Street View, ces photos prises automatiquement par la voiture Google, qui mises bout à bout donnent l'impression de marcher dans les villes du monde sans quitter son ordinateur. Images séduisantes, curieuses, inhabituelles ou inespérées entrant accidentellement dans le champ de l'objectif qu'il a collectionné dans son projet 9-Eyes décliné sous forme de livre et d'exposition comme lors des dernières Rencontres photographiques d'Arles, dans le cadre de l'exposition iconoclaste From here now. Ces images lui ont inspiré une courte fiction, You, The world and I, où un orphée des temps modernes voyage autour du globe virtuel dans les endroits qu'il a visité avec son amante, espérant trouver des images d'elles saisies aléatoirement par la voiture google. Il a également réalisé un court-métrage dans Second life, Codes of honor, sur la vie d'un joueur professionnel de jeu vidéo, réalisé à partir d'interviews de pro-gamers américains.

 

jonrafman.com

9-eyes.com/

koolaidmaninsecondlife.com

codesofhonor.com

Publiziert am 23 Februar 2012 um 12:16 Von ARTE CREATIVE

"Fake et usage de Fake" avec le collectif Les Liens Invisibles

 

En plein boom des réseaux sociaux, Les Liens Invisibles s'étaient fait connaître en 2009 avec Seppukoo.com, un service censé vous assister dans le suicide de votre identité virtuelle, invitant les adeptes de Facebook à saborder leur compte, ce qui leur a valu des menaces de poursuites du géant. Ils ont récidivé avec Repetitionr.com (site permettant de créer sa pétition et de générer jusqu?à un milliard de fausses signatures afin de peser de tout son poids numérique sur les démocraties) ou Tweet4Action.com (comment soulever les foules en 140 caractères, sans bouger de chez soi), manière d'ironiser sur l'activisme de canapé.

Passés maîtres dans la manipulation des symboles et de l'imagerie du web 2.0, détournant de nombreux sites populaires comme Flickr, la plateforme de blogs Wordpress..., ils pointent les désillusions de la condition du prosumer (producteur/consommateur): la soi-disant participation, la démocratie en ligne, les problèmes des données personnelles, le droit à l'oubli...

Sur le mode parodique, le mystérieux collectif italien multiplie les subversions médiatiques, avec cette stratégie paradoxale consistant à « réclamer le vrai à travers le faux ». Le « fake », le faux, l'imposture, la contrefaçon, le trucage, est un élément clé de la pop culture du net, et l'outil privilégié du collectif. Car comme le soulignent les Liens Invisibles, «un mensonge bien raconté donne l'illusion et/ou l'espoir de changer la réalité. C'est pourquoi les gens aiment les drogues, la politique, la religion, les utopies.... »

 

http://www.gaite-lyrique.net/les-conferences/evenement/les-liens-invisibles

http://www.lesliensinvisibles.org

http://www.seppukoo.com

http://www.repetitionr.com

http://www.tweet4action.com

http://fake.isafake.org/

Publiziert am 30 Januar 2012 um 11:25 Von ARTE CREATIVE

FR

Pixels baveux, images distordues, le glitch art est à la mode. Le terme glitch désigne une défaillance électronique et, par extension, tout type d'accident informatique. Né dans l'underground du réseau en 2005, le genre a été popularisé par le rappeur superstar Kanye West en 2009 avec son clip Welcome to Heartbreak qui recourt à ces images en lambeaux pour illustrer un amour déliquescent. Cette esthétisation de l'erreur informatique contamine désormais la publicité, le design, et le cinéma (Cloverfield).

 

Si les médias réduisent le glitch à un effet graphique sympa, le « glitch art » englobe une scène radicale, qui n'est pas tant intéressée par le résultat final que par le processus. « le glitch est l'expérience magnifique d'une interruption qui détourne un objet de sa forme et de son discours ordinaire », témoigne Rosa Menkman, auteure de The Glitch Momentum, et coorganisatrice du GLI.TC/H festival. L'artiste néerlandaise crée des images hypnotiques en manipulant les formats, la compression vidéo, le feedback et d'autres formes de « bruit ». Elle fait partie de ces artistes de plus en plus nombreux à s'intéresser à l'esthétique basse définition, aux images pauvres, aux médias obsolescents, au style sale. Selon Menkman, le glitch ne peut se résumer à une simple technique, c'est un acte politique de libération et de résistance au contrôle, à l'idéologie de l'ordre et du progrès véhiculée par les médias numériques, au mythe de la transmission parfaite. « Trouver la catharsis dans la désintégration, les ruptures et les cracks, manipuler, plier et casser le médium jusqu'à ce qu'il devienne quelque chose de neuf ».

 

DE

Verpixelte und veraltete Bilder: Glitch-Kunst ist im Trend. "Glitch?" bezeichnet ursprünglich jede Art der elektronischen Störung, im erweiterten Sinn auch alle Formen von elektronischen Fehlfunktionen im Computer. Erstmals erschien diese Art der Kunst 2005 im digitalen Untergrund. Spätestens seit dem Rap-Superstar Kanye West und seinem Musikvideo "Welcome to Heartbreak" (2009) erfreut sich das Genre großer Beliebtheit. Das Video besteht hauptsächlich aus zerfetzten Bildern als Metapher für das Ende einer zerfallenen Liebe. Diese Ästhetisierung von technologischen Fehlinformationen hat Werbung, Design und auch Kino stark beeinflusst (Coverfield). Die Medien sehen Glitch als einen netten grafischen Effekt an. Jedoch ist Glitch-Kunst eine alternative Szene, die weniger am Endergebnis als vielmehr am gesamten Prozess interessiert ist. "Glitch  ist eine großartige Erfahrung von verstörenden Brüchen, die von der gewöhnlichen Form und Position der Objekte ablenkt", vergewissert Rosa Menchman, Autorin von "The Glitch Museum" und Co-Organisatorin des "GLI.TC/H" Festivals. Die niederländische Künstlerin schafft hypnotische Bilder mit neuen Formaten, Video-Verdichtungen, Feedback und andere Formen von ?Geräuschen?. Sie ist Teil einer immer größer werdenden Gruppe an Künstlern, die sich bewusst mit dieser schlechten Ästhetik, den verpixelten Bildern, den veralterten Medien und dem dreckigen Stil auseinandersetzen. Nach Menckman kann Glitch schwer auf eine einzige Technik bezogen werden: es ist vielmehr ein politischer Akt der Freiheit. Eine Widerstandshandlung gegen die Kontrolle, die Ideologie der Ordnung und den Mythos der perfekten Übertragung. ?Entdecke die Katharsis in dem Verfall, in dem Zusammenbruch, manipuliere, zerschmettere und zerstöre die Medien, bis aus ihnen etwas Neues wird.? 

 

EN

Dribbling pixels, altered images: glitch art is trendy. "Glitch" designates an electronic failure and by extension , all type of computing dysfunctions. Born into the web's underground  in 2005, the genre has become popular thanks to the rap superstar Kanye West and his video clip Welcome to Heartbreak in 2009. This music  video clip is based on torn images to illustrate the end of a declining love. This aestheticization of  these errors of information technologies has now been infecting advertising, design and cinema (Cloverfield).

 

Media merely see glitch as a nice graphic effect. Nevertheless, "glitch art" is an alternative scene not that interested in the final result as in the whole process. "Glitch is the fabulous experience of a disturbing break that diverts the ordinary form and position of an object" witnesses Rosa Menckman, author of The Glitch Museum and co-organizer of the GLI.TC/H festival. The Dutch artist creates hypnotic images using formats, video compression, feedback and other forms of "noise". She is part of this increasing group of artists that take an interest in low definition aesthetics, in poor images, in obsolescent media, in dirty style. According to Menckman, glitch cannot be summed up in one unique technique : it is a political act of freedom. An actof  resistance to control, to this ideology of order and progress conveyed  by digital media, to the myth of perfect transmission. "Discover catharsis in disintegration, in breakdowns and cracks, manipulate, fold and shatter the media until it becomes something new."


Publiziert am 24 November 2011 um 10:25 Von ARTE CREATIVE

Cabinets de curiosités de l'ère digitale, les surfing clubs sont des blogs collectifs dont les membres passent leur temps à ratisser les bas-fonds du web pour ramener à la surface les trophées des nombreuses sous-cultures du réseau. Nasty Nets est le premier et le plus connus des surfing clubs, actif entre 2006 et 2010. Ses membres sont pour la plupart des jeunes artistes qui ont fait d'Internet leur champ d'investigation et qui republient sur le blog leurs trouvailles, morceaux choisis du folklore web, images, textes, liens et vidéos accumulées au fil de leur flânerie sur le réseau. Eux-mêmes se qualifient, ironiquement, de pro surfers, ou surfeurs professionnels, des "experts" en recherche d'objets triviaux en ligne, archivistes de l'âge numérique et observateurs d'une culture web dont ils collectionnent les plus créations les plus insolites et (a)typiques.

Membre active de Nasty Nets, Camille Paloques-Berges est également observatrice de ces pratiques. Chercheuse en Sciences de l'information et de la communication, auprès du laboratoire Paragraphe à Paris VIII, elle a soutenu en octobre sa thèse consacrée au folklore internet: "Entre trivialité et culture: une histoire de l'internet vernaculaire" de l'art ASCII aux mèmes, ces images rumorales qui se propagent par mail.
En compagnie de Travis Hallenbeck, proclamé par ses pairs "roi du surf", elle retracera l'histoire de ces clubs et analysera leur rôle dans la progressive institutionnalisation du folklore web depuis 2005, ou "Comment un langage obscur, inventé et parlé dans les topologies sous-culturelles devient soudain un langage dominant parlé par la culture mainstream du web ?"

 

- Marie Lechner 

 

 

Plus d'informations sur Camille Paloques-Berges ici : http://camillepaloqueberges.free.fr/

Publiziert am 14 November 2011 um 18:47 Von Laurence

Une conférence/performance en anglais sur l'image des ordinateurs dans la musique populaire par Johannes Grenzfurthner, porte parole du collectif autrichien Monochrom.

 

Depuis 1993, le collectif autrichien Monochrom fédère une bande d'enthousiastes, férus d'art, de technologie et de philosophie. Leur champ d'action est sans limite, qu'ils mettent en scène des space operas, réalisent des sitcoms en apesanteur, du théâtre de marionnettes anticapitaliste, ou programment des jeux vidéos soviéto-rétros, en passant par les chansons mélancoliques en l'honneur de médias disparus comme le rétroprojecteur, les contes de fées powerpoint, les happenings gastronomiques (comme déguster du boudin confectionné avec leur propre sang) ou encore l'organisation de festivals comme Roboexotica, plus gros rassemblement mondial des créateurs de robots mixeurs de cocktails ou Arse Elektonica à San Francisco, grand raout du cul connecté.
Johannes Grenzfurthner, porte parole et "MC" de Monochrom, qui n'aime rien tant que pousser la chansonnette, propose à l'occasion du cycle, une conférence/performance sur l'image des ordinateurs dans la musique populaire. "La pop a découvert et exploré l'ordinateur comme instrument de musique mais aussi comme thème de ses chansons. Ce faisant, elle a influencé la perception que les gens avaient des ordinateurs. L'image des ordinateurs a été façonnée par des groupes comme Kraftwerk mais aussi par des ritournelles obscures comme Computer N°3 de France Gall.

- Marie Lechner

Publiziert am 11 Oktober 2011 um 18:50 Von ARTE CREATIVE

En 1872, Phileas Fogg entreprend son tour du monde en 80 jours. Un voyage éclair rendu possible par la révolution des transports et l'ouverture de nouvelles voies de communication. Près de cent quarante ans plus tard, l'artiste Gwenola Wagon décide de refaire ce périple à l'ère du réseau et de l'ubiquité, sans quitter son fauteuil... derrière l'écran de son ordinateur. Sur le globe virtuel Google Earth. Une « expédition mentale » qu'elle documente dans un blog et retrace dans un livre singulier Globodrome, version contemporaine du carnet de bord de Jules Verne, entre récit de voyage illustré d'anecdotes et de captures d'écran, enquête prospective et essai sur cet étrange objet qu'est Google Earth.

Le globe hypertextuel fait converger de nombreux sites de partage d'informations, les vidéos YouTube, les articles de Wikipédia, les images de Panoramio ou de Street View. « Depuis que la plus grande partie du monde se propage par ses représentations, nous n'avons jamais autant rêvé du monde qu'en images. Le globe virtuel devient ce modèle qu'on peut embrasser d'un coup d'oeil et appréhender d'un clic », écrit l'artiste, maître de conférences à l'université Paris-VIII, membre du collectif Nogo Voyages, agence de voyages expérimentaux. Dans le Tour du monde en 80 jours, les pays traversés servent de prétextes à Jules Verne pour se livrer à une analyse du monde chamboulé par les progrès techniques des transports. Dans Globodrome, ce sont les effets de la révolution des télécommunications et de l'information que Gwenola Wagon explore, en éclusant les métadonnées trouvées sur le chemin, agrafées sur le globe par ses utilisateurs. A l'occasion du cycle, l'artiste propose une version performance de ce voyage virtuel.

 

- Marie Lechner.

 

La captation diffusée ici ne représente pas la performance de Gwenola Wagon en intégralité. Elle sera présentée dans son intégralité

 

- à l'Observatoire Image Numérique à Arles, le 13 octobre

- au Salon du livre de mer de la Cité de la voile Eric Tabarly, les 22 et 23 octobre et

- au Musée du Quai Branly, le 17 décembre.

Publiziert am 2 August 2011 um 12:07 Von ARTE CREATIVE

Tobias Leingruber

Parmi les métaphores qui continuent de squatter nos cerveaux depuis les premiers jours du World Wide Web, il y a celle persistante de « surfer le web ». Surfer renvoie à l'image d'une personne cool, qui fait quelque chose de stylé et de spectaculaire. Une métaphore qui pouvait convenir aux débuts de web, parce que « comme le surfeur qui attend dans l'eau pour attraper une bonne vague, l'utilisateur de l'internet des débuts devait être très patient en attendant que le modem télécharge la page suivante », constate Tobias Leingruber. Mais qui est aujourd'hui périmée. L'artiste berlinois propose de la remplacer par l'expression « skater le web ».

C'est ce que le fondateur d'Artzilla.org se propose de faire avec cette collection d'extensions expérimentales et artistiques, hackant les navigateurs web et permettant de modifier en profondeur la manière dont on fait l'expérience d'internet.

Marre que les architectes et designers du web décident à votre place de la manière dont vous accédez à l'information? Vous voulez un fond noir sur google.com, remplacer les publicités par des oeuvres d'art en ligne, remonter le temps en transformant tous les sites croisées en pages clinquantes façon web amateur, Artzilla est la solution pour se réapproprier l'espace public qu'est le net. « Les skateurs voient le monde différemment des gens ordinaires. Ils sont en mission, et ils ont du style. Ils voient des endroits hallucinants là où d'autres ne voient que du béton. Quand vous skatez les rues, vous utilisez l'architecture publique d'une manière non prévue et non souhaitée par les concepteurs. Vous risquez de vous embrouiller avec les agents de sécurité, mais ça ne vous arrêtera pas. Il vous reste à appliquer cette idée à votre comportement online et, au lieu de surfer, de skater le Web ! »

http://www.gaite-lyrique.net
www.tobi-x.com
www.artzilla.org

Publiziert am 23 Juni 2011 um 17:07 Von Pascale

Etienne Cliquet retrace l'histoire de la démo, avec travaux pratiques.

La démo ou démonstration, c'est présenter, manipuler, commenter et discuter une oeuvre matérielle ou un logiciel. Etienne Cliquet a développé tout un texte théorique sur le démo dont il vient parler à la Gaîté lyrique. Étienne Cliquet est artiste et enseignant à l'école supérieure de beaux-arts de Toulouse. Il applique la démo dans le monde de l'art qui devient alors à mi-chemin entre performance et conférence. Il développe depuis 2004 une recherche sur le pliage assisté par ordinateur, qui génère des installations et des sculptures à base d'origamis. Il explore les multiples facettes de cet art ancestral japonais dans le cadre de son projet ordigami, contraction des termes ordinateur et origami. Sa démarche s'étend sur deux axes: la création de modèles inédits et un blog où l'artiste aborde des questions de société par le biais du pliage. Etienne Cliquet commente l'actualité par les plis. Il cherche à mettre en relation les origami avec les technologies, les sciences et la culture contemporaine.

Dans son texte théorique sur la démo, il essaie de montrer en quoi l'évolution de la démo est une véritable clé pour décrypter certains phénomènes contemporains. La démo permet de connaître le fonctionnement et toutes les possibilités d'utilisation d'un outil quand une démonstration vaut parfois mieux qu'un long discours.

http://www.gaite-lyrique.net
www.la-demo.fr
www.ordigami.net

Publiziert am 4 Mai 2011 um 10:50 Von Pascale



JODI , alias le duo néerlandais Joan Heemskerk and Dirk Paesmans.
Enfants terrible du web, Jodi joue depuis plus d'une décennie avec les dysfonctionnements informatiques et avec les nerfs de l'internaute, semant la terreur sur les écrans, exploitant la confusion, la peur et l'excitation que ordinateurs ont importé dans nos vies. Après avoir fait explosé les navigateurs web, déconstruit les jeux vidéos, Jodi intervient désormais dans la matière humaine du réseau, le folklore des utilisateurs web avec des interventions en ligne comme Thumbing ou The Folksomy Project. Ce dernier projet puise dans les innombrables vidéos amateurs de YouTube pour explorer les étranges relations d'amour/haine qu'entretiennent les utilisateurs avec les nouvelles technologies.


http://globalmove.us/
http://www.untitled-game.org/download.html

Vidéos:
http://www.youtube.com/watch?v=V5TZ_u_MNvo
http://vimeo.com/22120982
http://vimeo.com/7870866

Publiziert am 25 März 2011 um 11:26 Von Aurélie


In Memory of Chuck Poynter
Afficher l'animation étoilée.

Olia Lialina et Dragan Espenschied , artistes, auteurs de et Digital Folklore , bible érudite consacrée au folklore du net. Les deux artistes sont des pionniers du net.art, et ont fait très tôt un usage du web comme nouveau médium pour leurs propres pratiques. Dragan Espenschied est musicien dans Bodenständig 2000, groupe 8bit pionnier dans le détournement des vieilles consoles de jeu à des fins musicales. Ils nous feront partager leur amour pour cette culture vernaculaire, les gifs animés, les licornes et le comic Sans.

Publiziert am 8 März 2011 um 10:12 Von PAP!

Internet a généré son propre folklore. Une culture populaire née de la rencontre créative entre individus et logiciels qui prend de multiples formes: des fonds d'écran étoilées ou gifs animés emblématiques des débuts du web, à la prolifération des LOLS cats, images rigolotes de chats, aux vidéos youtube et phénomènes viraux, comme le Star War Kid, le Rickroll et autre Bed Intruder.

Lors des premiers temps du réseau, les usagers devaient se contenter de télécharger passivement du contenu sur leur ordinateur personnel, bercés par les stridulations du modem, mais très vite sont apparus les premiers outils permettant, avec quelques rudiments de programmation en HTML, de créer sa page personnelle, d'y afficher du texte, des images ou de la musique. C'était au siècle dernier, le Web était un foutoir de pages persos criardes et bordéliques, truffées d'ascenceurs avec fonds d'écrans cosmiques, boutons clignotants et fichiers Midi. Le Web, alors, «était chatoyant, riche, personnel, lent et en construction, résume Olia Lialina, dans un passionnant essai sur le web vernaculaire. Les pages étaient construites dans l'espoir du lendemain, de connexions meilleures et d'ordinateurs plus puissants. Ce Web des indigènes ou des barbares était un Web d'amateurs qui allaient bientôt être dégagé par les ambitieux dotcom, les outils professionnels et le design des experts».

Des experts qui jugeaient cette production triviale et de mauvais goût et ont imposé leurs normes et standards en réaction justement à ce folklore. Ce n'était pas le cas des artistes de net.art. Formé au milieu des années 90, ce mouvement basé en Europe et en Europe de l'Est (avec Olia Lialina, Alexei Shulgin, Vuk Cosic ou Heath bunting) s'est mis à collecter ces expressions populaires dans des cabinets de curiosités et à exposer cet «art trouvé » sur le web (2) parmi leurs propres créations.

Aujourd'hui Youtube, Facebook, Tumblr ont remplacé Geocities, le principal hébergeur de pages personnelles (fermé en octobre 2009). Avec l'arrivée du web 2.0 et la mise à disposition d'outils performants et faciles à maîtriser, cette production amateur, faite par les utilisateurs pour les utilisateurs a explosé: vidéos sur youtube, machinima tournées à l'intérieur des jeux vidéos, montages d'images remixées à l'infini et disséminées sur la Toile, mèmes qui pullulent ...

Les pionniers du net.art ont transmis leur amour du folklore numérique à une nouvelle génération d'artistes, souvent née avec l'internet, qui continue à collecter, ausculter, recontextualiser ce matériau et à s'inspirer de cette culture amateur protéiforme. Une fois par mois, La Gaité se transforme en "surfing club", et vous invite à découvrir différentes facettes de cette pop culture informatique.

(1) vernacular
(2) Remediating Internet Trivia : Net Art's Lessons in web Folklore , Camille Palogue-Berges.

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Gaité Lyrique: Le Folklore du Web

Internet a généré son propre folklore. Une culture populaire née de la rencontre créative entre individus et logiciels qui prend de multiples formes: des fonds d'écran étoilées ou gifs animés emblématiques des débuts du web, à la prolifération des LOLS cats, images rigolotes de chats, aux vidéos youtube et phénomènes viraux, comme le Star War Kid, le Rickroll et autre Bed Intruder. Ce cylce de la Gaîté Lyrique nous est proposé par Marie Lechner (Libération) en collaboration avec ARTE Creative.

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Kommentar des Tages

Ich bin langsam am Verzweifeln. Ich such immer noch die richtigen Knöpfe! Ich fühl mich wie im Kartenhaus. Nur noch 22 Stunden und 16 Minuten bis Abgabeschluss! 

Von Martin Wagner | 15/05/2012