la mort aux trousses / film is fragile

La Mort aux Trousses

Portrait de guillaume.arlen@arte.tv
ARTE Creative

"Be quick or be dead", se seraient surement exclamés les Anglais de Iron Maiden devant ce court-métrage. Financé par le British Films Institute et réalisé par la célèbre agence créative The MillFilms is fragile fait courir les acteurs contre la mort.

Dans ce mash-up dédié à la promotion du British Films Institute et à son travail de restauration, les personnages, tirés de films plus ou moins célèbres, courent comme des dératés afin d’échapper à une fin ultime, la plus cruelle qui soit pour le protagoniste d’un film. Non, il n’est pas question ici de remasterisation sauvage à la mode Lucas mais bien de destruction de pellicule (ce qui n’est, en fait, pas très éloigné…). Cette dernière est atteinte par un mal implacable et féroce : le temps. La pellicule décrépit, menace de brûler ou encore de se désagréger, emportant toute son histoire avec elle. C’est ce que nous raconte cette vidéo, dans laquelle les personnages s’enfuient à pied pour ensuite rejoindre en urgence un véhicule  qui ne les emmènera malheureusement nulle part.

Pour empêcher ce fléau, la BFI cherche à sensibiliser l’opinion afin de pouvoir continuer son travail de préservation. Bien que le BFI soit mandaté par la Couronne, cette activité de restauration fait appel à la charité (un peu comme la couronne, finalement…). C’est à cet effet que l’institut s’est donc associé à The Mill, brillante agence à l’origine de plusieurs énormes succès de créativité promotionnelle, pour réaliser ce court-métrage.

Ce genre d’exercice rappelle aussi le travail du mash-uper francais Antonio Maria Da Silva, qui s’était fait connaitre grâce à son extraordinaire travail accompli pour le Fight Clubesque court-métrage Bruce Lee vs Bruce Lee. Le monteur de talent nous avait encore épatés avec Club Hell, dans lequel tout le gotha du cinéma, de Terminator à Obi Wan Kenobi, en passant par Tony Montana, se retrouvait dans une boite de nuit pour un affrontement au sommet. Une autre traque sous forme de mash-up se déroulait dans Redrum Getaway  des studios français Gump, où le Jimmy Stewart de Fenêtre sur cour était inlassablement poursuivi par les personnages de Stanley Kubrick.

De formidables prouesses visuelles sûrement rendues possible grâce au travail de restauration opéré sur ces bobines cultes. Argument de poids supplémentaire qui pourra inciter le cinéphile à puiser dans son portefeuille s’il ne veut pas voir ses œuvres préférées disparaître à jamais dans les limbes.

Nicolas Wan

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