Die Idee des Jahres:  Kyl 21

L'idée de l'année : un designer de crèmes glacées, une île en plastique et un parapluie à air

Portrait de st-creative@arte.tv
ARTE Creative

ARTE Creative a demandé à cent personnalités du monde de l’art et de la culture quelle était l’idée de l’année. Nous vous présentons chaque mois dix idées décalées, radicales et particulièrement innovantes. Une idée en vidéo, neuf idées sous forme de texte. Nulle chimère ni utopie, mais des œuvres, produits et services tout à fait concrets issus de l’économie de l’art, de la culture et de la création. Et vous pouvez participer : écrivez-nous (#ideedelannee) pour nous dire quelles idées vous ont particulièrement impressionné cette année ! 

31. "Kyl21"

Crèmes glacées d’un nouveau style : "pour moi, chaque glace est une sculpture", explique le berlinois David Marx, designer et fin gourmet. Il a conçu, en collaboration avec son collègue Phillip Martin, des bâtonnets glacés aux formes étonnantes : ruches d’abeilles, pyramides égyptiennes ou encore la "Fersehturm" de Berlin (antenne de télévision). Non seulement les glaces de Kyl21 semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction, mais elles sont également faites en marge des produits industriels classiques ; David et Phillip utilisent uniquement des ingrédients sains, sans additifs, et souvent bio et/ou sans lactose. Ils ne travaillent pas avec des ingrédients en poudre, mais avec du vrai chocolat. Ils travaillent sans crème, et utilisent du sirop de noix de coco ou de fleur pour adoucir leurs glaces. Quatre années ont été nécessaires pour concevoir la version optimale du concept glacé de David Marx.

32. Voitures volantes - proposée par Alain Bieber, chef de projet ARTE Creative

"Je me souviens que, lorsque j’étais enfant, j’étais fasciné par l’émission de télévision "Dudu". Bien avant "KITT", la voiture parlante de David Hasselhoff dans "K2000", "Dudu" était un bolide qui regorgeait de gadgets : il pouvait voler comme un hélicoptère, nager et même escalader des murs. L’entreprise Terrafugia tente maintenant de construire des voitures volantes et promet une révolution en terme de mobilité, dans un futur proche. Le vieux rêve des voitures volantes est désormais à portée de main" - Alain Bieber, chef de projet ARTE Creative

33. L'application de street art "Markr" - proposée par Rudolf D. Klöckner, bloggeur urbain

"Nous sommes entouré d’art dans l’espace public de nos villes. Parfois, nous connaissons même l’artiste. Mais dans le cas contraire, nous ne savons pas qui est derrière l’oeuvre. Pour moi, l’idée de l’année est l’application de street art "Markr" : un logiciel pour smartphone qui reconnaît – à la manière de "Shazam" pour un morceau de musique – une oeuvre de street art dans la rue. L’utilisateur, lorsqu’il repère une oeuvre dans l’espace public, prend une photo via l’application : "Markr" se charge alors de trouver les artistes associés sur Internet. L’application nous aide ainsi à nous repérer dans cette jungle artistique qu’est la rue" - Rudolf D. Klöckner, bloggeur urbain

34. "Checkrobin" - proposé par Günther Friesinger, philosophe

"Pour moi, l’idée de l‘année est un projet que j’ai découvert début 2014 : il s’agit d’une plateforme internet, via laquelle on peut envoyer des courriers ou des colis par n'importe quel moyen de transport (voiture, camion, train etc.). Le courrier (ou colis) est confié à un tiers rémunéré qui le transporte lors de son déplacement. C'est une sorte de co-voiturage pour courrier, qui évite à l'expéditeur de passer par un service postal. En général j’aime bien les initiatives et les outils qui donnent aux gens la possibilité de s’émanciper d'un système existant, et de se comporter en toute autonomie – c'est quelque chose que je trouve très important, surtout à notre époque. C'est la raison pour laquelle, à mon avis, cette plateforme de "crowd-transporting" appelée "Checkrobin" est l’idée de l’année" - Günther Friesinger, philosophe

35. "Spotlight On! Les abeilles sous les feux des projecteurs" - proposée par Susa Pop, Managing Director au Public Art Lab de Berlin

"En collaboration avec des étudiants et des apiculteurs locaux, plusieurs artistes ont élaboré et soutenu, pendant l’été, un projet pour tout voir et comprendre sur le microcosme des abeilles en milieu urbain, à l‘aide de plusieurs caméras. De jolis visuels pour une étude empirique sur nos amis ailés. Dans le cadre du réseau "Connecting Cities“, le projet "Human Beeing" se déroulera dans quatre villes : Helsinki, Berlin, Madrid et Liverpool. Les abeilles pourraient-elles transformer des façades entières en ruches vivantes ?" - Susa Pop, Managing Director au Public Art Lab de Berlin

36. Une île faite de bouteilles en plastique - proposée par Charles Ayats, designer

"L'idée de l'année est de prototyper son avenir, plutôt que de le rêver ou de le subir. Entreprendre avec trois bouts de ficelles plutôt que d'attendre. A l'avant garde d'un futur Waterworld, Richart Sowa se repose sur la poussé d'Archimède pour bâtir son chez lui, une île flottante sur des bouteilles en plastiques abandonnées. Quand l’upcycling rencontre le #DIY" – Charles Ayats, Designer interactif

37. Recycler sa garde-robe

Critique sociale dans un manteau de mauvais goût. Mariola Brillowska a une manière toute particulière de critiquer le capitalisme : l’artiste allemande ne choisit pas de porter des vêtements pour leur côté esthétique, mais pour leur aspect particulièrement laid. "Je veux montrer l’absurdité de possèder une abondance de robes, et je n’hésite pas à recycler mes vêtements, même les plus trashs", commente Mariola à propos de son projet. L’artiste a même organisé un concours de style, où elle invite qui le veut à venir dans des tenues toutes plus différentes les unes des autres.

38. Le tatouage muscial

Huit centimètres de large pour vingt centimètres de long : un tatouage en forme de code-barres orne le bras de l’artiste russe Dmitry Morozov. Il s’agit en réalité d’une séquence qui, à l’aide d’un scanner fixé sur l'avant-bras, peut être lue pour jouer une musique. Dmitry Morozov est un guitariste et ingénieur auto-didcate. Son idée de scanner un tatouage musical lui est venue de ses deux passions: la musique et les robots. Morozov a d’abord créé un code-barres sous "Photoshop", puis a concu le dispositif d’un moteur pour son scanner. L’appareil numérise le tatouage sur son avant-bras et lit la séquence de musique – la largeur des barres est supposé refléter la longueur de chaque tonalité. A terme, l’ingénieur souhaite créer une combinaison entière à la frontière entre la technologie et l’art.

39. "Air Umbrella"

Le parapluie en toile n’est plus à l’ordre du jour : trois doctorants chinois ont imaginé le "Air Umbrella", un accessoire des plus futuristes. Le "Air Umbrella" génère un champ d’air pour garder ses utilisateurs au sec. Sous ses faux airs de godmiché surdimensionné, il supplante le parapluie classique sur de nombreux points : même par vent fort, il ne se retourne pas vers l'extérieur et peut aussi, par exemple, se tenir en pleine foule sans aucun soucis.

40. "Chargeboard"

Et voici un skate qui produit de l’électricité tout en roulant. Un façon simple de recharger son téléphone, tout en se déplaçant. L'idée nous vient de Bjorn van den Hout, un étudiant néerlandais très énervé conrte les batteries d’iPod, toujours à plat pendant les sessions skate. Dans deux des roues du "Chargeboard" contiennent deux petites dynamos : elles génèrent chacune 6 volts.

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Crédits:
Production vidéo : Martin Dunkelmann. Musique : https://soundcloud.com/akia. En coopération avec ZEIT Online.

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