Atelier A - Marc Molk

L'atelier A : Marc Molk

Atelier A

162 x 130 cm, huile et acrylique sur toile, une jeune fille se fait décapiter au sabre, inversant le Judith et Holopherne du Caravage et illustrant la fin de phrase suggérée par le titre : Les Histoires d'amour. Pas de "trash à deux balles", cependant ; si l'image est forte, elle est tamisée par une théâtralité, une artificialité, rendues plus évidentes encore par le décor floral.

Glisser dans la scène "une forme de grotesque", quelque chose de comique, "qui laisse imaginer la séance de pose...", Les Histoires d'amour se détourne du drame, comme hors propos, et lui préfère du décoratif, des textures, des "effets de caramélisations, verdure, légume bouilli", "jus et montées de touches à l'huile, pour des sensualités de crème fraîche". Par un travail très vite concentré sur la facture, Marc Molk a trouvé une issue à la déception éprouvée à ses débuts avec l'objet peinture et "cette question qui gâchait (son) plaisir". Sur ses tableaux, qui ambitionnent aujourd'hui de déclencher des appétits de toucher, de lécher, "de plus en plus, posent des gens qui (lui) tiennent à cœur" et permettent à Marc Molk de se livrer "au sentimentalisme (…), quand dans la vie de tous les jours on peut se retrouver enfermé dans certains adjectifs". Usant de la peinture comme d'un "canal par lequel exprimer des affections", c'est là qu'a lieu la bataille contre sa propre pudeur "et plus du tout dans la vie".

Atelier A : Marc Molk (version longue)  

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