Atelier A - Pauline Bastard

L'atelier A : Pauline Bastard

Atelier A

Acquéreur intrigué d’une maison "à vendre et à déplacer", Pauline Bastard choisit de remettre à l’état de matière première le lieu abandonné, mis à la retraite, en déposant soigneusement dans la nature, pour les réintégrer dans le paysage, les éléments qui le composaient. Les États de la matière conserve en vidéo la trace de cette opération de "déplacement de la matière".

C’est autour de questionnements sur "l’objet et son image", "un endroit et sa représentation" que Pauline Bastard fonde son travail, souvent collaboratif. Pour construire, elle n’hésite pas à déconstruire, décortiquer, disséquer, rencontrant et attrapant des gens dans ses projets. Si la dispersion est, pour réincorporation, le moteur de Les États de la matière, le rassemblement de morceaux épars de la vie fictionnelle d’un homme est celui de Alex, projet qui ambitionne de "créer les traces d’une existence", y compris administrative, de laisser dans le monde "l’empreinte" d’un personnage construit, inventé par une équipe de "professionnels" : psychanalyste, anthropologue, avocat, scénariste, costumière-ensemblière, interprète et réalisateur. Avec, sous-jacente, une réflexion sur "comment on devient qui on est", "qu’est-ce qui constitue une personne"... et toujours, comme dans ses installations, l’illusion qui réside dans l’image, acceptée par celui qui la regarde et les fragiles trucages qui permettent finalement, de regarder le réel différemment.

Atelier A : Pauline Bastard (version longue) 


Liens :

Le site de Pauline Bastard

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