Atelier A - Samir Ramdani

L'atelier A : Samir Ramdani

Atelier A

Avec le film comme principal mode d’expression, Samir Ramdani veut produire des "objets populaires". Ses modèles sont Russ Meyer, Brian De Palma, John Carpenter, David Cronenberg ou Kathryn Bigelow : des "inventeurs de regards", mais aussi des maîtres de la satire politique.

Dans le sillage d’une génération de cinéastes issus des arts plastiques, il se considère comme plasticien, réalise des installations, travaille la matière comme un sculpteur et conçoit des expositions, comme Superbe spectacle de l’amour au BBB de Toulouse pour le Printemps de septembre 2016, pour laquelle il a réalisé un film de zombies.

L’artiste explore les genres du cinéma, qu’il mixe aux préoccupations contemporaines : la science-fiction féministe avec Styx, le film d’horreur politisé avec Superbe spectacle de l’amour, le huis-clos urbain avec Black Diamond.

Malgré le caractère violent des sujets qu’il aborde, Samir Ramdani fait preuve dans ses images d’une douceur qui vient désamorcer la tension présente, grâce notamment au cadrage large (voire au drone qui par la vue à la verticale produit des images très graphiques), au hors-champ qui évacue la violence, au son en retenue et à la lumière claire. Par l’usage instinctif du travelling qui capture l’attention du spectateur, il met la ville sur des rails et suit ses personnages au plus près, dans une transition d’un champ social à un autre.

Gros plan et vide des compositions créent des paysages de zones urbaines contrastés, ces "banlieues" françaises ou américaines qu'il est aujourd’hui nécessaire de rendre à ceux qui y vivent pour qu’ils s’en emparent.

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