Le testament d'Alexander McQueen Les deux dernières années de l'ébouriffante carrière du génial designer de mode. Le testament d'Alexander McQueen

Alexander McQueen, le prince des ténèbres

Portrait de st-creative@arte.tv
ARTE Creative

Dans le cadre du Fashion Weekend, ARTE a diffusé Le testament d’Alexander McQueen le 26 septembre 2015. Cinq ans après la mort du couturier anglais, en février 2010, ses défilés n’ont toujours pas fini de hanter la mémoire de la mode. Le documentaire de Loïc Prigent déchiffre les trois collections qui ont imposé, pour toujours, l’univers riche et sombre de ce visionnaire incompris. Ce film est disponible sur ARTE Creative jusqu'au 26 décembre 2015.

Des queues énormes ­devant le Metropolitan Museum à New York, 660 000 visiteurs en trois mois, une ouverture spéciale le lundi (entrée : 50 dollars) : en 2011, l’exposition "Savage Beauty", consacrée à Alexander McQueen, le créateur britannique mort l’année précédente à l’âge de 40 ans, cassait tous les records en décrochant la palme de l’exposition mode la plus vue (et la huitième dans l’histoire du musée). Bis repetita, cet été à Londres, où le Victoria & Albert Museum, temple anglais du design, a dû ouvrir la nuit pour accueillir les 493 043 visiteurs venus saluer l’enfant du pays, prodige mal embouché, provocateur, excessivement porté sur les drogues et l’alcool et surtout l’un des couturiers les plus talentueux de sa génération.

Ses quinze ans de carrière ont correspondu à une période de l’histoire de la mode où le story­telling des marques a fini par prendre le dessus. Doué d’un sens de la coupe hors pair, scénographe souvent génial, il était aussi une sorte de hooligan égaré dans un monde où le luxe est de plus en plus calibré. Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles il n’a pas connu, de son vivant, le succès qu’il aurait mérité. Ses trois dernières collections forment un terrible arc dramatique. Des défilés à couper le souffle : Le premier, "The Horn of Plenty", bazarde sa carrière à la poubelle et critique la mode ; le deuxième, "Plato's Atlantis" prophétique, réfléchit au futur de la mode et même de l’humanité – rien que ça – ; "The Bone Collector" enfin, quelques jours avant son suicide, est un abandon morbide. Trois défilés comme un compte à rebours implacable.

L'article intégral signé Loïc Prigent détaillant ces trois défilés est disponible dans le Vanity Fair du mois d'octobre 2015. 

Pour suivre Loïc Prigent durant la Fashion Week, retrouvez le sur son fil Twitter :

 

Sur ARTE
Le Testament d'Alexander McQueen 
de Loïc Prigent
diffusé le 26 septembre 2015 à 22h10
disponible sur ARTE Creative jusqu'au 26 décembre 2015
ainsi qu'en VoD et DVD sur ARTE Boutique