Les Qwartz awards : bouleversement des codes musicaux et poésie nouvelle.

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Les Qwartz Awards se sont tenus à La Machine du Moulin Rouge à Paris : remise de prix,  marché des labels et performances live ont consacré cette célébration officielle et festive des musiques dites "nouvelles" au sein d'une scène internationale  transversale et connectée.  

"Les Qwartz ont pour vocation de présenter des artistes, des œuvres innovantes, singulières, inspirées à la fois par une poésie nouvelle et une envie de bouleverser des codes musicaux", nous rappelle son fondateur Alexandre Grauer en guise d'introduction.  

Electronique ou concrète, acousmatique, ou électro-acoustique, ambiante,  noisy, pop ou obscure, la musique expérimentale, improvisée, samplée, ou mixée, n'a en effet  rien de totalement nouveau puisqu'elle se plaçait cette année sous le signe du centième anniversaire du manifeste de Luigi Russolo : "L'art des bruits", au moment même où John Cage aurait eu 100 ans !

Mais les Qwartz rendent hommage aux précurseurs. Ils nous renvoient aux premiers "sons fixés" sur bandes magnétiques de Dziga Vertov en 1916, aux "objets sonores" de Pierre Schaeffer gravés dans le vinyle à l'aube des années 50, autant qu'au Groove de Max Mathews ou aux compositions électroniques de Pierre Henry, pater familias bien vivant de cette petite communauté de compositeurs, DJ, performers, éditeurs et auditeurs à l'ouïe aussi fine qu'extravertie. 

Et si le caractère formel voire institutionnel d'une remise de prix tend à téléscoper l'esprit d'avant garde qui réunit les protagonistes de la soirée, il n'est pas inutile de  rappeler combien l'expérimentation est toujours apparue suspecte, jusqu'à ce que ses pratiques une fois digérées par l'industrie, ne deviennent "mainstream".  Il y a 20 ans, à peine, rappelez-vous, toute la musique électronique quelle qu'elle soit, était considérée comme déviante, stigmatisée par les médias, peu respectée par les intellectuels et   sévèrement réprimée par les autorités dont les forces de police ne se gênaient pas pour confisquer impunément  les "sound system".

Or si la déferlante techno-house a su mettre au tempo binaire un large public conquis par la danse, il fut plus difficile pour des compositions plus complexes - collages de textures, téléscopages sonores, ou autres vibrations restituées du monde - de retrouver ses publics, d'autant qu'elles s'écoutent bien plus souvent dans l'intimité d'un casque, ou de l'obscurité, et nécessitent un espace-temps décéléré...

Nous avons tenté de comprendre qu'elles étaient les fréquences communes entre les musiciens, éditeurs, Djs compositeurs, et le public des Qwartz, qui depuis la création se retrouvent fidèles au rendez-vous : expérimentation, diversité, transversalité, ... Tels sont les mots clefs qui fédèrent un esprit de liberté pourtant exacerbé,  autour  d'un rituel, le son pour nourriture spirituelle.

A lire, à voir:

"L'art des bruits" de Luigi Russolo
Son manifeste est réédité par les Editions Allia pour son centenaire.

La collection ZigZag aux Editions DisVoir
La collection propose aux artistes contemporains (Ryoji Ikeda, Soundwalk, Laurie Anderson, Lee Ranaldo, Chloé, etc.) de prolonger leur créations sonores dans un livre objet /DVD. "Medea" du collectif  Soundwalk était nommé aux Qwartz dans la catégorie "Expérimentation"

"L'homme à la caméra" de DzigaVertov
édité par ARTE Vidéo

Technoparade
L'association Technopol fondatrice de la Techno Parade à Paris fête ses 15 ans le 14 septembre 2013 accueillant pour l'occasion un marché des labels.

Technopol- Appel à projets scénographie-décoration d'un char
Concevez le « char » le plus design de la Techno Parade.
Clôture des inscriptions le 14 mai 2013.

Les Qwartz
L'édition 2013 des Qwartz Music Awards s'est tenue le 04 avril
à La Maison du Mouin Rouge
Qwartz

Qwartz 10 - Appel à projet graphique
Dessinez l'affiche des prochains Qwartz Awards
Candidature et propososition à envoyer avant le 31 juillet 2013

Les prix 2013:
Qwartz d’Honneur 2013 : Derrick May
Qwartz Innovation Max Mathews : Le Dyskograf.
Qwartz Album : "Sentimental Favourites LP" de Andrew Pekler / Dekorder
Qwartz Titre : "Lente dépression" d'Arne Vinzon – éditions dokidoki
Qwartz Découverte : "lucen" de afarOne chez Karlrecords
Qwartz Expérimentation : "Bell Fantasia" de Junya OikawaZKM

Cette année le Prix Max Mathews a été décerné à trois inventeurs, Jesse Lucas, Erwan Raguenes et Yro, pour leur  lecteur de disques graphiques, le Dyskograf.

 

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