Publié le 20 juillet 2011 à 13:51 De albertine

En janvier 2008, Artprice lance un outil de mesure puissant: le Art Market Confidence Index afin de donner une appréciation en temps réel des tendances et de l état du marché de l art.
Le Art Market Confidence Index, aussi noté AMCI, est une valeur générée par Artprice en fonction d un grand nombre d indicateurs du marché de l art. Cette valeur fluctue au cours du temps dans des valeurs comprises entre -40 et +40.

Lorsque le marché de l art est en confiance, la valeur de l AMCI est positive, et inversement négative lorsque ce marché est morose.

La pièce Mona LHO est un objet connecté au réseau qui restitue et affiche en temps réel cet indice AMCI, Art Market Confidence Index, par l intermédiaire de sa connexion à internet.

Cet objet de par sa forme devient un ready made connecté.
Mona LHO est un ready made des temps modernes par sa relation au marché de l art et sa connexion au réseau internet.

Publié le 16 juillet 2011 à 12:03 De albertine

De plus en plus, nos vies, distillées sur les réseaux numériques, laissent des traces. Chaque moment passé sur internet est guidé par des sites d information mais surtout par des moteurs de recherche, et laisse sur le réseau une petite trace invisible, comme un geste inutile.
Jour après jour, notre pratique se répète, les mêmes gestes, les mêmes réflexes, les mêmes habitudes. De ces répétitions un sillon invisible se creuse qui trace le chemin numérique de chacun. Et l on se demande : depuis qu internet existe, combien de temps passé devant le halo d un écran ? Combien de fois la page d accueil Google s est affichée ? De cette page quasi immuable depuis des années, combien de recherches faites ? Difficile à quantifier à l échelle humaine, tous ces octets avalés. Pourtant certains acteurs du Net, comme Google, ont très vite compris la valeur du chemin personnel parcouru par chacun sur le réseau. Très vite compris que la totalité des recherches faites sur leur moteur parlait de nous tous mais aussi de chacun. En 2006, Google lance le service Search History et stocke les recherches des internautes. Depuis ce premier jour, albertine meunier compile scrupuleusement ses recherches et les donne à voir au public. Plus de trois années se sont écoulées : les recherches d albertine mises bout à bout racontent une histoire, la sienne mais aussi celle du réseau.


Avec le soutien du DICRéAM Dispositif pour la Création Artistique Multimédia, 2010, Ministère de la Culture

Publié le 2 mars 2011 à 17:35 De Alain



Google, Give me 5 est une oeuvre d'art internet (net-art) en temps réel.
Work in progress - depuis Décembre 2010.

Google, moteur de recherche que l'on ne présente plus, est devenu notre ami intime. Présent à chaque instant de nos journées, il est devenu notre instantané.
Telle une photographie Polaroïd qui révèle si vite les présences et paysages, mais les présences et paysages de l'internet, Google nous révèle à nous mêmes. On y découvre, on s'y découvre.
De la masse de nos recherches se dégage sûrement les tendances de notre époque, les tics de nos répétitions, les hoquets de l'actualité, en un mot « nous » à la puissance Google, nous à la puissance « googol » (à l'origine du nom de Google et mathématiquement parlant 10 à la puissance 100).

Google, Give me 5 interpelle Google, notre ami de tous les jours, en lui demandant amicalement : Google, Give me 5 (donne moi 5) , donne moi 5 mots, 5 expressions ou 5 noms. Donne moi 5 chances.

S'affichent alors à la manière d'une litanie, jours après jours, les 5 requêtes les plus tapées sur le Google.com, désignées par les recherches les plus « chaudes » (Google Hot trends).
Défile alors une série d'étrangetés et bizarreries de ces recherches qui ne sont pas miennes, mais qui sont le reflet majoritaire du jour.
Et puis comme un rebond, à la manière d'une écriture automatique, la litanie est rompue par des digressions. Ces digressions composées de mots, d'extraits de vidéos ou photographies sont ajoutées, égrénées par moi-même, au fil des jours, au fil des mots.
Moment délicieux où les choses s'enraillent, où à mettre son grain de sable, on dérègle chaque jour un peu plus l'ensemble !

Et puis, entre la patte de lapin et le trèfle à quatre feuilles, objets protecteurs, grigris amenant la chance, Google, Give me 5 est aussi le protecteur de mes lendemains, car à la manière d'une amulette, notamment à travers la khamsa, désignant le chiffre 5 en arabe (ou khomsa, 5 en hébreu), il offre une « main protectrice » pour vivre encore un nouveau jour demain.

Allez Google, Give me 5 encore demain !

Publié le 2 mars 2011 à 11:00 De albertine

L'annonciation faite à Marie est un des thèmes fréquemment traité dans l'art occidental. Particulièrement à l'honneur lors de la Renaissance italienne, les annonciations ont révélé les subtilités de la perspective géométrique. Or, certains disent que nous vivons une toute nouvelle ère, souvent associée à une nouvelle Renaissance, une Renaissance numérique. Est-ce à dire qu'une nouvelle perspective, numérique cette fois, arrive à point pour révéler notre monde devenu tant digital.
Le ballet pour angelinos est un ballet interactif pour 12 danseuses mécaniques. Le ballet interprète la pièce A petits pas vers l'annonciation, lecture toute particulière de l'annonciation faite à Marie.
Chaque danseuse est l'interprète d'un mot choisi, issu du texte l'annonciation à Marie, évangile selon Luc chapitre 1, 26-38, 12 mots sont choisis et interprétés par une danseuse en particulier.

Chaque danseuse est contenue dans une bouteille musicale connectée à internet, appelée un angelino.
Chaque angelino s'anime au passage d'un mot prédéfini pour chaque danseuse, mot extrait du texte l'annonciation à Marie. Le corps de ballet est formé de 12 angelinos danseuses suivantes :
La danseuse n°1 s'anime pour le mot « ange »
La danseuse n°2 s'anime pour le mot «gabriel»
La danseuse n°3 s'anime pour le mot «nazareth»
La danseuse n°4 s'anime pour le mot «vierge»
La danseuse n°5 s'anime pour le mot «grâce»
La danseuse n°6 s'anime pour le mot «dieu»
La danseuse n°7 s'anime pour le mot «fils»
La danseuse n°8 s'anime pour le mot «marie»
La danseuse n°9 s'anime pour le mot «ombre»
La danseuse n°10 s'anime pour le mot «saint esprit»
La danseuse n°11, s'anime pour le mot «éternellement»
La danseuse n°12 s'anime pour le mot «impossible»

Ainsi l'annonciation se joue portée totalement par le flux de publication dans les messages publics de Twitter des mots "choisis". Chaque minute, Twitter va être interrogé et les danseuses s'animent et dansent si "leur" mot est détecté et selon une partition créée.

La pièce est actuellement exposé au Casino du Luxembourg, forum d'art contemporain

développeur Arduino : Tobias Muthesius

Publié le 13 janvier 2011 à 14:10 De albertine

De plus en plus, nos vies distillées sur les réseaux numériques, laissent des traces.
Chaque moment passé sur internet est guidé par des sites d'information mais surtout par des moteurs de recherches et laisse sur le réseau internet une petite trace invisible, comme un geste inutile.
Jour après jour, notre pratique se répète, les mêmes gestes, les mêmes réflexes, les mêmes habitudes.
De ces répétitions un sillon invisible se creuse qui trace le chemin numérique de chacun.
Profil

Albertine Meunier

Dans le compte à rebours, on observera avec attention le tir à la patate survenant le 7 may (and not march), la daisy voice obsédante de hal autour du 1er mai , la vie d'une bulle de savon éclatant le 16 avril , bref la vie file et la votre aussi ! Albertine, Vit et travaille à Vitry sur Seine. (France). Albertine Meunier pratique l'art dit numérique depuis 1998 et utilise particulièrement Internet comme matériau.

albertinemeunier.net

Contact