Moi aussi, dit-elle, je pourrais être un tableau.
Publié le 23 mai 2012 à 16:29 De Gilbert Pinna
Publié le 12 mai 2012 à 18:42 De Gilbert Pinna
Elle dit : je cours, je fuis, je suis, la nuit.
Publié le 2 mai 2012 à 17:11 De Gilbert Pinna
Il passe derrière la vitre, ruisselant.
Publié le 20 avril 2012 à 15:30 De Gilbert Pinna
Et le visage se fit bleu.
Publié le 10 avril 2012 à 13:05 De Gilbert Pinna
Il s'agace de se savoir si prévisible, si contemporain.
Publié le 29 mars 2012 à 15:12 De Gilbert Pinna
Simon est sorti. Dans son sac, il empile quelques vêtements, une lampe de poche, un duvet, un ou deux livres, pas plus. Il pense : on verra.
Publié le 20 mars 2012 à 17:16 De Gilbert Pinna
Elisa.
Publié le 10 mars 2012 à 12:29 De Gilbert Pinna
Il est Cesario, l'embrouillé.
Publié le 2 mars 2012 à 10:27 De Gilbert Pinna
Elle dit qu'elle est dans le vent et que désormais, elle va vivre dans le vent.
Publié le 20 février 2012 à 20:23 De Gilbert Pinna
Ce qui se passa sous la tête de l'âne, on l'ignora.
Publié le 6 février 2012 à 10:35 De Gilbert Pinna
Braire, dit-il.
Publié le 26 janvier 2012 à 11:06 De Gilbert Pinna
Il est l'homme de pluie.
Publié le 13 janvier 2012 à 10:04 De Gilbert Pinna
Et toujours, il entend, dès qu'il rentre du froid, qu'il est vif, qu'il est sombre et les deux à la fois.
Publié le 3 janvier 2012 à 09:35 De Gilbert Pinna
Capter, saisir, humer.
Publié le 24 décembre 2011 à 14:08 De Gilbert Pinna
... et elle beugla.
Publié le 15 décembre 2011 à 12:29 De Gilbert Pinna
My ARTE Creative
Profil
Gilbert Pinna
Dessinateur et professeur de philosophie. Certains dessins sont réalisés directement au tube d'encre de Chine noire, qui coule sur le papier. L'exécution est très rapide. D'autres investissent la hachure et cherchent à sculpter les visages. Au fond, quels que soient les supports, c'est ce même mouvement de la main comme hantée, qui cherche, dans un geste fulgurant. Et ce geste qui, sur le papier, se joue des contrastes entre le lisse et le rugueux, bouscule la page, fait surgir des ombres, évapore les lumières, densifie les visages, et fait vibrer leur éclat par des colliers de poils. Ce que je découvre alors, c'est que paradoxalement, ce travail aveugle des griffures graphiques apaise les volumes et entrouvre des espaces pour la ligne claire. Elles inscrivent la chair des corps et des visages et la restituent dans son frémissement explosif (je pense alors à Crumb et à ses têtes radieuses des fiancées de Kafka). Elles investissent les dents, ces petits blocs littéralement indessinables, en délivrant leur intimité souterraine. Et tout autour des personnages, dans le cadre qui a glissé, cette constellation de traits, comme une pluie d'été, qui capte l'air et ses météores, dans toute son intensité. La revue culturelle et littéraire polonaise "Tygiel" vient de publier un dossier sur mon travail graphique (décembre 2010).


Etonnant d'avoir reussi à faire une petite histoire avec le reportage original, bien joué !



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