Plasticien sonore, Pierre-Laurent Cassière arpente les espaces urbains dans un continuum qui redessine de nouvelles géographies, révélant ici un écho de là-bas, mettant en évidence des correspondances harmoniques qui se tissent entre des points cardinaux pourtant diamétralement opposés.
Ses installations sont autant de propositions d'écoute plastique, qui s'emploient à « écouter. Accorder. Animer. Programmer des systèmes ; les installer. Manipuler du rien. (...) Amplifier les tensions entre son et espace, y chercher des points d'équilibre. Étendre la machine à l'architecture, le média à l'environnement. (...) Concevoir des dispositifs électroacoustiques et plastiques comme situations d'expériences sensibles, comme temps de réflexion et d'échange. »
Depuis trois ans, avec lui, à force d'Ososphères, nous écoutons Strasbourg, mettant littéralement en résonance quelques uns de ses trésors cachés - caves, tunnels mais aussi fontaines publiques et autres territoires de déambulation - donnant à ces expériences une forme plastique qui les écrit autrement dans le regard et les mémoires. Pierre-Laurent Cassière investit aujourd'hui le silos du Môle Seegmuller pour y présenter une installation performative, fruit d'un atelier mené depuis le mois de septembre dans le cadre de l'opération « Strasbourg aime ses étudiants ». Cet autre mystère de la ville devient instrument lui-même, faisant entendre sa propre voix avant la mue inéluctable qui l'attend et concertant avec d'autres instruments, de facture plus classique.
www.pierrelaurentcassiere.com Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc
Etonnant d'avoir reussi à faire une petite histoire avec le reportage original, bien joué !



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