Publié le 22 décembre 2011 à 15:47 De L'Ososphère

Réalisation : Addictive TV
Graham Daniels
Matt Chetham

Production :
Françoise Lamy

Texte :
Thierry Danet

En novembre dernier, l'Ososphère a invité Addictive TV à venir s'immerger au coeur d'un territoire qui nous est singulièrement cher : Le Port Autonome de Strasbourg. Cette résidence, marquée notamment par le va-et-vient captivant des conteneurs et dirigée par une foisonnante interrogation sur le contenu, donne lieu à une création vidéo notamment rythmée par l'intervention plein champ de personnages qui portent à l'écran un regard sur Strasbourg-Port. Artistes audiovisuels au regard cinématographique et à l'esprit grand angle, Addictive TV joue ici le contre-emploi de ses interventions habituelles puisque l'installation qui viendra augmenter la Laiterie est apparemment silencieuse ? mêlant, au fantasmatique univers sonore qu'elle suggère, les échos de ce qui se jouera dans les salles et le brouhaha des conversations.

www.addictive.tv

Publié le 16 août 2011 à 00:50 De L'Ososphère

Réalisation sur les échos flottants ou croisières sonores pendant Ososphère 2011 au môle Seegmuller de Strasbourg. Performances musicales d'Ultra Milkmaids ultra-milkmaids.com Réalisé par Olivier Fuoc avec une Sony EX1

Publié le 15 août 2011 à 17:49 De L'Ososphère

Déambulation dans l'exposition de l'édition 2011 du festival Ososphère présentée au Môle Seegmuller de Strasbourg. Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc Opérateur Steady cam : Cédric Tacussel Habillage // Titrage : Jean-François Carrere (Lumino Studio) + d'infos : ososphere.org/ 2011/

Publié le 15 août 2011 à 16:44 De L'Ososphère

L'Ososphère Les après midi à l?Aubette 1928 Du 23 septembre au 2 octobre 2010 Deux installations, Rota et Moiré, de Carsten Nicolaï Deux concerts pour Dreamachines par Rainier Lericolai et Cocoon Les Dreamachines ont été réalisées sur le modèle défini par Brion Gysin Les concerts ont été programmés en intelligence avec Optical Sound Une complicité entre L?Ososphère et Les Musées de La Ville De Strasbourg Réalisation : Olivier Fuoc Musique : Sleep par Cocoon Réalisé avec une Sony EX1 + Kit 35 et des optiques fixes Nikon

Publié le 12 mai 2011 à 12:19 De L'Ososphère

Réalisation sur les installations "Framework" de Lab[au] et la performance "Une pièce Mécanique" de Mille Plateaux Associés présentées dans le cadre d'Ososphère 2011 à L'aubette 1928 de Strasbourg. Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc

Publié le 12 mai 2011 à 11:57 De L'Ososphère

Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc Conçue par Antoine Lejolivet (plasticien fasciné tant par les phénomènes cosmogoniques et biologiques, que par les images fugaces et virtuelles dont notre quotidien est abreuvé), Paul Souviron (plasticien qui a croisé notre chemin au cours de plusieurs ateliers de recherches et création et d'interventions sur Ososphère) et Christophe Greilsammer (metteur en scène et professeur d'art dramatique fondateur de la compagnie L'Astrolabe), La Zone Jaune est la représentation en situation d'une architecture idéale, une architecture utopique qui contribue à faire entrer en résonance le Môle Seegmuller avec l'Ososphère et la ville. Et si la ville s'élargissait, donc: foi de décoration ou de rénovation, il s'agit ici bien de questionner, de laisser les porte ouvertes et de positionner le bâtiment comme centre des attentions d'une ville aux territoires variés et à l?urbanisme en pleine évolution. Actions, personnages et situations viennent ponctuer ce bâtiment de plus de 10000 mètres carrés ; autant de micro-détails disséminés, ça et là. Et en autant de formes : paroles, sons, objets, couleurs, répartis sur des supports de nature hétérogène, invitant les visiteurs à se laisser aller à la dérive, « technique du passage hâtif à travers des ambiances variées » selon Guy Debord, « science-fiction de l'urbanisme » pour le peintre Asger Jorn.

Publié le 7 mars 2011 à 15:01 De TOBIAS

Après une longue pratique de la musique improvisée, Philippe Poirier a fait partie, depuis sa création en 1986, du groupe de rock Kat Onoma.

Depuis 1997, ses travaux, qui réunissent textes, musiques et images, se construisent ensemble sous la forme de concerts, de films et d'albums (Qui donne les coups, Automne Six, Qu'est-ce qui m'a pris, et tout récemment Les triangles allongés - Hertzfeld, sortie nationale le 2 mars).

Depuis un lieu déserté, désoeuvré, sorte de cage de résonance du temps passé, on entend une voix de femme chanter « he's the boy for me », ou le rire d'un vieux jazzman, des orages, des trains, des fragments enchevêtrés de musiques lointaines.

Les aiguilles raclent les microsillons en 60 et en 18, mélangent leurs craquements parasites à l'images bruitée des super 8. Le tout s'élève avec la poussière en grandes nappes au-dessus du sol cimenté.

Pour cette création, nous avons demandé à Philippe Poirier de s'immerger quelques jours durant dans le Môle Seegmuller, au cours d'une sorte de résidence intra-urbaine qui lui a permis de vivre quelques poignées d'heures de jour et de nuit dans ce lieu finalement inconnu.

Il y suggère un voyage, sans doute parce que, pour l'avoir vécu, force est de constater que ce lieu est habité par les ailleurs qui s'y raccordent.

Un texte de Philippe Poirier au sujet des « Aiguilles du passé »
On commence par des images S.8 que j'avais tournées à l'époque où les entrepôts étaient encore en activité. Les péniches à quai chargées par les grues géantes, la locomotive verte, les tas de graviers. Les premières mesures de Johnny Guitare creusent le ciel bleu de ces images agitées et irradiées par la voix fêlée de Peggy Lee.
À l'intérieur du bâtiment, la caméra fixe de sa vision monoculaire la poussière accumulée sur les plateaux cimentés. Le lieu est vide, ouvert à tous vents, la poussière frissonne.
Un feu surgit comme la foudre et suit un chemin. Avec lui, le temps semble s'ouvrir, la mémoire est comme un feu qui court.

Dans une pièce abandonnée, au dernier étage, quelqu'un, il y a plus de vingt ans, a collé sur les papiers peints des photos de musiciens célèbres découpées dans des magazines. Rien n'a changé depuis.
Nous sommes dans une grande caisse de résonance. Elle piège les sons et le lieu devient hanté de musiques parfois très anciennes. Elles nous arrivent portées par le tumulte de la ville.
Tout semble venir se déposer ici. Nous avons affaire à une opération de sédimentation, de filtrage, de dessication, d'évaporation. Les objets s'abîment dans leur présence, les liquides se condensent et se tassent, absorbant l'écho du monde.
Les images volent, portées par les airs. Les images s'attirent, se rassemblent, se condensent et s'assemblent en formant des simulacres hallucinogènes. Des bribes de musiques, des effigies, des idoles, des peuples millénaires. Les images se parlent entre elles et l'on a du mal à suivre les enchaînements.
La mémoire comme un feu qui court. Elle montre et brûle au même instant.

Et quand tout s'apaise, quelques accords de guitare et la voix de Peggy Lee accompagne un temps les nuages qui se sont formés au-dessus des paysages chavirés.
Dans l'entrepôt, une légère brise reprend son balayage, les poussières tremblent et les dernières lumières s'éteignent, le soleil se lève.

Philippe Poirier



www.philippepoirier.com Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc

Publié le 7 mars 2011 à 14:57 De TOBIAS

Thierry Weyd est bricoleur, micro-éditeur et chargé de cours en histoire de l'art et des médias ; il est également créateur des Éditions Cactus, écrit pour plusieurs revues indépendantes sur la création audiovisuelle et est néanmoins Ambassadeur en France des royaumes d'Elgaland~Vargaland.

Le projet artistique multifacette de Thierry Weyd se traduit par l'écriture d'un roman hybride, de nouvelles en trois phrases, par la réalisation de pièces radiophoniques, d'images, de films, la création de petits spectacles audiovisuels et parfois de discrètes installations.

Nous avons proposé à Thierry Weyd de nous accompagner dans l'exploration de Strasbourg en s'immergeant dans les lieux que nous investissons pour en révéler "in situ" de bien improbables facettes. Il avait ainsi révélé de fort éctoplasmiques ascendances familiales lors d'un mémorable concert au Musée Historique. Ici, après avoir passé de longues heures à arpenter le Môle Seegmuller dans ses intérieurs comme ses extérieurs, il y donnera à entendre un concert inspiré du résultat de ses recherches.


http://thierryweyd.over-blog.com Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc

Publié le 7 mars 2011 à 14:47 De TOBIAS

De la musique industrielle dans les années 80 (au sein du groupe Nox) aux cultures électroniques et numériques aujourd'hui, le travail de Cécile Babiole évolue de manière transversale, croisant les circuits de la musique et des arts visuels. Loin d'une pluridisciplinarité de mise, c'est le passage d'un langage à un autre, la contamination d'un code par un autre, ou encore le détournements de concepts et de techniques industriels ou domestiques vers le champ de la musique ou des arts plastiques, qui sous-tendent sa pratique. Qu'elles apparaissent dans l'espace public (rue, autobus) ou privé (galeries, salle de concert), ses dernières installations et performances interrogent avec singularité et ironie nos systèmes de représentation.

Son travail a été distingué par de nombreux prix : Imagina, Images du Futur, Ars Electronica, Festival de l'Audiovisuel Muséographique, Festival de Locarno, prix de la SCAM, bourse Villa Médicis hors les murs, Festival Transmediale Berlin, Stuttgart FilmWinter and Expanded Media Festival... Au-delà des plaisirs que réservent les amitiés fidèles, c'est l'heureuse aventure de suivre l'évolution à la fois impétueuse et rigoureuse de son parcours d'artiste qui nous amène à l'inviter pour la septième année dans notre Ososphère.

Un texte de Cécile Babiole au sujet de Donjon :

Donjon au Môle Seegmuller est tout à fait à sa place puisque le Môle est un entrepôt et que Donjon met en scène des marchandises!

Donjon est une performance image et musique avec Vincent Goudard au cours de laquelle nous déconstruisons joyeusement un certain nombre d'objets de consommation et en particulier des machines audiovisuelles: tourne-disques, radios, ordinateurs, instruments de musique, téléphones, fax, caméras mais aussi voitures de course, blenders à cocktail, poulets de batterie et autres accessoires de la vie domestique et fantasmatique, anciens ou récents... Toutes ces marchandises sont représentées en animation 3D temps réel et projetés sur un grand écran situé en fond de scène. La performance consiste à mettre en dysfonctionnement ces objets, à leur faire subir des accidents, des pannes ou contorsions sonores et visuels, un peu comme si les kits de chez Ikea reprenaient leur liberté. Grâce à des interfaces très spéciales dont l'esthétique est empruntée à l'univers des jeux d'arcade des années 80 (panels recyclés de bornes de jeux comme Astéroïds, Gravitar, Missile Command ou autre Space Duel), les deux joueurs interagissent avec les objets 3D et sonores. L'image et le son sont créés en même temps et interagissent l'un sur l'autre: certains paramètres du son de Vincent, par exemple l'enveloppe, contrôlent certains mouvements visuels, tandis qu'inversement des valeurs venant de mes animations, par exemple la position de la caméra 3D, déclenchent ou modulent un filtre ou le départ d'un son. Mais aucun systématisme n'est appliqué. Une manière singulière de régler leur compte aux marchandises pléthoriques.


www.babiole.net
mazirkat.org/vincent Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc

Publié le 7 mars 2011 à 14:44 De TOBIAS

Plasticien sonore, Pierre-Laurent Cassière arpente les espaces urbains dans un continuum qui redessine de nouvelles géographies, révélant ici un écho de là-bas, mettant en évidence des correspondances harmoniques qui se tissent entre des points cardinaux pourtant diamétralement opposés.

Ses installations sont autant de propositions d'écoute plastique, qui s'emploient à « écouter. Accorder. Animer. Programmer des systèmes ; les installer. Manipuler du rien. (...) Amplifier les tensions entre son et espace, y chercher des points d'équilibre. Étendre la machine à l'architecture, le média à l'environnement. (...) Concevoir des dispositifs électroacoustiques et plastiques comme situations d'expériences sensibles, comme temps de réflexion et d'échange. »

Depuis trois ans, avec lui, à force d'Ososphères, nous écoutons Strasbourg, mettant littéralement en résonance quelques uns de ses trésors cachés - caves, tunnels mais aussi fontaines publiques et autres territoires de déambulation - donnant à ces expériences une forme plastique qui les écrit autrement dans le regard et les mémoires. Pierre-Laurent Cassière investit aujourd'hui le silos du Môle Seegmuller pour y présenter une installation performative, fruit d'un atelier mené depuis le mois de septembre dans le cadre de l'opération « Strasbourg aime ses étudiants ». Cet autre mystère de la ville devient instrument lui-même, faisant entendre sa propre voix avant la mue inéluctable qui l'attend et concertant avec d'autres instruments, de facture plus classique.


www.pierrelaurentcassiere.com Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc

Publié le 24 février 2011 à 12:41 De L'Ososphère

Le projet Euphorie est né de l'envie de développer un projet basé sur les interactions entre vidéo, son, mouvement et accidents de la vie sous forme d'une performance théâtrale de 40 minutes alimentée par des outils low-tech, des scritps openframework et des objets manufacturés premier prix. Au commencement était Exyzt. Franz, l'un des membres fondateurs du collectif pluridisciplinaire, notamment à l'origine des installations conçues pour Etienne de Crecy et Vitalic, rencontre Fernand, membre de Father Divine auprès de Mike Ladd. De leur rencontre naît un nouveau projet : Euphorie, le teaser des possibles. Crée par 1024 Architecture avec le soutien de l'Arcadi (fondateur du festival Nemo), cette performance audiovisuelle substitue au vieux mythe du guitar hero l'usage de « neon guitars ». Spectacle intime et surprenant, Euphorie joue tantôt sur le registre du théâtre contemporain, tantôt sur celui des musiques électroniques et invite ainsi le spectateur à une toute nouvelle expérience.

1024architecture/Euphorie Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc

Publié le 2 février 2011 à 14:39 De L'Ososphère

Du 11 au 20 février 2011, Ososphère vient habiter les bâtiments désaffectés du Môle Seegmuller à Strasbourg, proposant aux Strasbourgeois et aux visiteurs de la ville une occasion unique de vivre ce lieu exceptionnel. Créant une situation qui épouse ce site chargé d'émotions, Ososphère y installe un parcours artistique présentant plus de 30 oeuvres des pratiques artistiques de l'ère du numérique, un lieu de performances, un café conversatoire. Des croisières sonores en partiront pour rallier les portes du Rhin via les canaux de la ville et la manifestation prolongera ses urbanités jusqu'à l'Aubette 1928, qu'elle retrouvera pour la 3ème fois afin d'y présenter un programme d'installations et un spectacle vivant. Production : Oscilloscope & Ososphère Réalisation : Olivier Fuoc
Profil

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FR L'Ososphère est un festival pluridisciplinaire qui explore les pratiques artistiques autour du numérique (musiques, arts visuels, arts interactifs, arts en réseau, ect.) et qui intègre fortement la relation au territoire. La programmation musicale (une soixantaine de concerts et sets DJ à chaque édition) du Festival découle en droite ligne du travail effectué tout au long de la saison, qui fait de La Laiterie une des places fortes du développement des musiques électroniques en France, et anticipe les attentes des publics spécialisés. EN The Ososphère is a multidisciplinary festival that explores the artistic practices around digital (music, visual arts, interactive arts, networking...) and integrates a strong relationship with the place. The Festival's music program (sixty concerts and DJ sets in each edition) ensues directly from the work done throughout the season. This is why La Laiterie is one of the places of the development of electronic musics in France, and can anticipate the expectations of specific audiences. DE Die Ososphère ist ein interdisziplinäres Festival, das die Schöpfungen rund um die digitale Kunst erkundet (Musik, visuelle Kunst, interaktive Kunst, Kunst im Netzwerk, u.s.w.), und auch stark die Region einbindet. Das musikalische Programm des Festivals (etwa sechzig Konzerte und DJ-Sets bei jeder Ausgabe), das die Erwartungen des Fachpublikums vorwegnimmt, fußt auf der Arbeit , welche die ganze Saison über geleistet wurde und die Laiterie zu einer Hochburg für die Weiterentwicklung der E-Musik in Frankreich macht.

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